La vie de nos enfants à l’épreuve de la lâcheté politique : ignominie sans fin « Est-ce que t’as demandé à ma maîtresse si même elle, elle veut pas que je rentre ? »

Le 15 février dernier, une conférence de presse était organisée au siège de la Ligue des Droits de l’Homme à Paris, réunissant nombre d’acteurs engagés en faveur du rapatriement des femmes et enfants français prisonniers dans les camps du Nord-Est Syrien. Etaient notamment présents Henri Leclerc, Patrick Baudouin (LDH), Bénédicte Jeannerod (HWR), Adeline Hazan (UNICEF), Marie Dosé, Sophia Aram, Marie Desplechin, Rachid Benzine, Serge Hefez…

Cette conférence de presse s’inscrivait dans la succession récente de prises de position de la part de personnalités politiques, de professionnels de l’enfance et de la santé, d’avocats, et de personnalités publiques d’horizons divers pour que soient enfin rapatriés ces 200 enfants français et leurs mères détenus en Syrie depuis 3, 4 et parfois 5 ans.

En quelques mois en effet, ont été publiées les tribunes de Bernard Cazeneuve et François Zimeray, d’Arthur Dénouveaux et Me Jean-Marc Delas, et de Serge Hefez et quatre autres pédopsychiatres de renom. Rachid Benzine, islamologue et écrivain, a consacré son dernier livre « Voyage au bout de l’enfance » à ce drame. Un collectif de marraines et parrains de ces enfants a été créé réunissant des artistes et intellectuels, et près de 200 parlementaires ont publiquement soutenu l’appel au rapatriement de ces enfants et de leurs mères.

L’actualité mortifère en Syrie a conduit à renforcer cette kyrielle de voix qui s’élève. Chaque jour, les conditions de vie dans les camps du nord-est syrien se dégradent : un enfant a été tué dans le camp d’Al Hol par un garde kurde, des tentes ont été incendiées dans le camp de Roj, et la Prison Al-Sinaa d’Hassaké a fait l’objet d’un assaut des combattants de Daech.

Lors de cette conférence de presse, les intervenants ont fait part de leur incompréhension et de leur profonde colère face au refus obstiné du gouvernement de rapatrier les femmes et les enfants français. Tous ont pointé les multiples incohérences d’une telle décision irresponsable et inhumaine.

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Source : IMAGO/epd, photo prise dans le camp de Roj

Le refus de rapatrier : une ineptie sécuritaire

Adeline Hazan, vice-présidente d’Unicef France, a mis en parallèle l’impérieuse protection des droits de l’enfant et la sécurité nationale :  « il y a un article dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) qui concerne la protection des enfants dans les conflits armés. Le président de la république a indiqué que se battre pour les enfants c’était se battre pour les enfants se trouvant dans les conflits armés. Pour que l’Etat de droit soit respecté, il faut absolument que ces enfants soient rapatriés. Il en va des droits des enfants mais il en va également de la sécurité de la France. Ces enfants sont en danger de mort, de devenir des orphelins mais également en danger d’être embrigadés, de devenir des enfants ou adolescents qui vont détester leur pays. Il faut savoir que dans ces camps une fois que ces enfants ont atteint douze ans ils sont de fait transférés dans des prisons pour adolescents. Rapatrions ces enfants ils ne peuvent plus attendre ! »

Marie Dosé, avocate de nombreuses familles, a par ailleurs souligné que ces femmes étaient nées en France, qu’elles avaient grandi en France, avaient été scolarisées en France, et s’étaient radicalisées en France : « qu’on le veuille ou non, cette histoire est notre histoire et il va falloir la regarder en face. Elles ne sont judiciarisées qu’en France et ne peuvent être jugées qu’en France ». Précisant par ailleurs que certaines de ces femmes, de retour en France après avoir fui les camps, sont une source de renseignements considérable pour la DGSI et les magistrats instructeurs antiterroristes : « l’une d’entre elles est la colonne vertébrale de tant de dossiers, et tout particulièrement du dossier d’instruction consacré aux crimes perpétrés par Daech sur les yézidis ».

Et de rappeler, sur un registre plus sécuritaire, les propos qu’avait pu tenir Edouard Philippe en 2019 : « je préfère qu’ils soient jugés et condamnés en France plutôt qu’ils se dispersent dans la nature pour fomenter d’autres actions, y compris contre notre pays. »

Alors que se déroule en ce moment même le procès des attentats du 13 novembre 2015, Me Jean-Marc Delas et Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et Président de Life for Paris, association de victimes des attentats, ont signé une tribune dans le journal Le Monde, exhortant les autorités françaises à procéder au rapatriement de ces enfants et femmes français : « si nous sommes aussi sûrs de notre justice, et de l’efficacité du suivi judiciaire, alors ramenons les djihadistes français ou leurs veuves, jugeons-les et ayons confiance dans notre capacité à les maîtriser. Et prenons en charge leurs enfants, qui croupissent dans ces camps, pour les élever ».

Qui peut encore raisonnablement soutenir qu’il est plus pertinent de laisser des femmes – potentiellement dangereuses – dans des camps tenus par les kurdes qui appellent eux-mêmes les États à rapatrier leurs nationaux – que de rapatrier ces femmes sous le coup d’un mandat d’arrêt international français qui, dès qu’elles mettront un pied sur le territoire national, seront arrêtées, mis en examen et placées en détention provisoire ?

Et à ceux qui soutiendraient que la France n’a pas les moyens de prendre en charge ces femmes et ces enfants, « est-il plus coûteux de penser et mettre en œuvre un plan de rapatriement pour sauver nos enfants du pire plutôt que de construire sur mesure une salle d’audience hors norme qui accueillera des milliers de parties civiles endeuillées par des attentats qui auront été fomentés au sein de ces camps, la France ayant laissé faire ? » s’indigne Morgane Fanchette, Présidente de l’Association des Droits Humains de la Sorbonne.

Ce refus de rapatrier ne trouve aucune justification sérieuse et digne de ce nom sur un registre sécuritaire : il laisse en réalité entrevoir son caractère éminemment politique, pour ne pas dire politicien, dicté par une vox populi volontairement mal informée.

Un refus éminemment politique guidé par une opinion publique figée dans le pire

Marie Dosé confie sans ambages l’évolution de ses échanges avec le gouvernement : « que les choses soient claires, c’est l’Elysée qui bloque. J’ai été reçue à plusieurs reprises par le Quai d’Orsay, et on m’a dit il y a de cela un peu plus d’un an, le Quai d’Orsay c’est terminé. Cela se décide à l’Elysée. C’est une décision d’Emmanuel Macron donc votre interlocuteur ce n’est désormais plus que l’Elysée. C’est étrange car Emmanuel Macron s’est opposé à un moment précis et à juste titre contre la déchéance de nationalité. Or, de facto, c’est cette déchéance qu’il assume complètement aujourd’hui, de surcroît sur des enfants. On est dans plusieurs mensonges d’Etat. Et tout particulièrement lorsqu’on nous explique que les opérations de rapatriement sont beaucoup trop compliquées – ce qui a d’ailleurs été soulevé devant la Cour européenne de façon assez cavalière mais assumée. C’est un mensonge ! »

Elle continue, chiffres à l’appui : « 1844 étrangers ont été rapatriés dans leur pays depuis 2019, en grande majorité femmes et enfants. Du 1er janvier au 31 décembre 2021 :  331 femmes et enfants rapatriés dont 97 femmes et enfants européens, dont sept enfants français. Il n’y a plus de rapatriement organisé par la France depuis treize mois. On nous explique que c’est beaucoup trop dangereux pour la France alors qu’en février 2022, au moment précis où la situation sécuritaire sur place est désastreuse, le Pays-Bas a rapatrié seize femmes et enfants. La Suède quant à elle a rapatrié 26 femmes et enfants ces trois derniers mois. Donc lorsque l’on nous assène, à la télévision ou devant la Cour européenne, que ces opérations sont extrêmement dangereuses, que les militaires français ne sont quand même pas là pour risquer leur vie et sauver des enfants ; sachez-le, ce n’est dangereux que pour les français. »

Peut-on décemment expliquer qu’il est risqué pour les militaires français de se rendre dans ces camps alors même que les grands-parents se sont rendus à leurs abords par leurs propres moyens, et que les journalistes français y entrent et y sortent depuis des années sans la moindre difficulté ?

Et puis, l’avocate poursuit, assez émue en rappelant la mort de cette femme âgée d’à peine 28 ans, en décembre dernier, dont la petite fille, orpheline désormais, se trouve seule dans le camp de Roj : « A 42 reprises, j’ai demandé le rapatriement de cette femme qui était très malade, et qui est morte à 28 ans dans le camp Roj. J’ai envoyé les photos de ses bras à l’Elysée. Je suis allée à l’Elysée en expliquant qu’elle allait mourir si elle n’était pas rapatriée. En janvier 2021, la délégation française du Ministère des affaires étrangères qui est allée chercher sept enfants qu’elle a arrachés à leurs mères est passée à côté de cette tente où cette femme agonisait devant sa petite fille de six ans, et elle les a laissés là. Le 14 décembre, cette femme est morte. Cette petite fille est entrée dans le camp à trois ans, elle a regardé sa mère souffrir et s’éteindre pendant trois ans. Elle est toute seule depuis le 14 décembre alors même que les Suédois et les Néerlandais organisent le rapatriement des enfants et de leurs mères depuis trois mois. La France laisse seule cette petite fille. Cette histoire du cas par cas, du fait du Prince, c’est profondément inhumain ! »

Enfin, elle s’indigne des propos tenus par le Ministre des affaires étrangères : « Jean-Yves Le Drian a eu le culot de nous expliquer qu’en Irak les procès étaient équitables, je le cite « les procès équitables irakiens ». Tous condamnés à mort en 10 minutes, ça s’appelle un procès équitable à la Jean Yves Le Drian ! Sur cette question, on est en-dessous de tout. Tout cela est profondément choquant. Je ne peux plus entendre « si ces enfants sont là c’est parce que les mères ne veulent pas se séparer d’eux ». Je suis en contact avec des dizaines de femmes qui depuis trois, quatre voire cinq ans disent « Maître faites tout pour qu’on rentre » et elles restent là bas. C’est un choix dicté par une opinion publique que l’on fige dans le pire. »

Rachid Benzine, islamologue et auteur de Voyage au bout de l’enfance, paru en janvier 2022, confie les mots qu’avait pu tenir le Président de la République sur ce sujet  : « lors du grand débat qui a eu lieu à l’Élysée à l’occasion des gilets jaunes, j’avais eu l’occasion de poser la question à Emmanuel Macron sur le sort de ces enfants. Il n’a pas souhaité répondre. Quand je suis allé le voir, il m’a dit « tant que je suis Président, il est hors de question». »

Serge Hefez, pédopsychiatre, s’est occupé des adolescents qui tombaient dans les filets de Daech. Lorsque les premiers enfants dont les familles s’étaient enfuies par la Turquie sont revenus, un juge pour enfants de Bobigny lui avait demandé de les suivre et de les expertiser : « ce sont des enfants polytraumatisés qui pour certains avaient vu leurs parents mourir sous leurs yeux. Quand j’entends dire que l’on pourrait rapatrier ces enfants sans leurs mères, j’ai les cheveux qui se dressent sur la tête ! Je me dis mais dans quel pays on est, pour imaginer que ces enfants qui sont collés à leurs mères depuis leur naissance, qui ne connaissent qu’elles, qui n’ont qu’elles comme lien affectif… c’est comme si leur cordon ombilical était encore relié à leurs mères, dans quel pays est-on pour imaginer que l’on puisse comme ça, du jour au lendemain, séparer ces enfants de leurs mères ! Ça me parait juste ahurissant. Lorsque l’on dit qu’il n’y a aucune raison logique que ces enfants et femmes ne reviennent pas, il n’y en a qu’une : c’est une simple raison électorale. Il y a une telle hypocrisie autour de cela. » 

Peut-on sérieusement reprocher à un pédopsychiatre de se fourvoyer dans de l’angélisme inconsidéré ? Ou son analyse, nourrie par son expérience, ne devrait-elle pas être écoutée et prise en considération pour endiguer ce qui est aujourd’hui un désastre humain, et sera demain un fléau à combattre en France ?

Cette conférence de presse a également été l’occasion de rappeler que l’opinion publique n’était pas figée dans le temps, et qu’elle demeurait au contraire capable d’évolution. Si le gouvernement cessait de la figer dans le pire et faisait preuve de pédagogie, tel qu’il a su le faire à maintes reprises sur bien d’autres sujets, nombre de Français percevraient l’impérieuse nécessité de faire face à nos responsabilités.

Le regretté Jean-Yves Moyart écrivait dans son livre « Maître Mô » à propos de l’hypocrisie de l’opinion publique « et tous ceux, dans l’opinion publique, cette espèce de grande putain, qui osent soutenir ce type de décision uniquement sécuritaire ou censée l’être, sans réfléchir un instant à qui on va l’appliquer, et qui changeraient immédiatement d’avis si cette petite fille en ciré jaune trop grand était leur enfant ou leur sœur… »

Mais pour aller à l’encontre de « cette espèce de grande putain », encore faut-il faire preuve d’un courage politique qui manque singulièrement à ce gouvernement enclin à conforter les relents pseudo-sécuritaires les plus vils.

La vie d’un enfant est-elle moins importante qu’un point de sondage ? La politique politicienne nous a-t-elle gangrenés à ce point ?

Un désastre humanitaire

Il ne faut pour autant pas oublier que c’est avant tout un désastre humanitaire qui se trame dans ces camps.

Henri Leclerc a rappelé que le sort de ces enfants n’était finalement rien d’autre qu’une question d’humanité : « Par n’importe quel moyen, il faut faire revenir ces enfants en France. Ils ont des attaches familiales en France et en plus l’organisation de leur retour est très bien prévue, les ASE sont mobilisées. C’est un refus du gouvernement français incompréhensible. Il faut que nous commencions une bataille, il y a des enfants qui vont mourir nous le savons ! C’est un problème d’humanité tout simplement ! Il faut sur ce sujet réveiller l’opinion publique. »

Patrick Baudouin, avocat et Président d’honneur de la Fédération internationale pour les Droits humains (FIDH), quant à lui, précise « aucun argument sérieux à opposer au rapatriement des enfants français. Au contraire, tout milite en faveur de ce rapatriement. Voilà maintenant plus de trois ans pour la plupart de ces enfants que ceux-ci sont détenus dans des conditions qui peuvent être qualifiées de inhumaines et dégradantes. Ces enfants ne sont pas des coupables, ils sont des victimes. Ils n’ont pas choisi de partir en Irak ou en Syrie. Face à cette situation, la France utilise toute une série d’arguties pour expliquer qu’il n’est pas possible de procéder au rapatriement. Or, c’est totalement inexact. D’abord, il y a des conventions internationales qui font obligation à la France de protéger les enfants qui sont des enfants français, et il est évident qu’il y a une violation de ces conventions internationales. Ensuite, il y a eu des rapatriements qui ont été faits, trente-cinq exactement. Cela prouve qu’il est possible de rapatrier ces enfants et de procéder aux opérations de rapatriement. Pendant très longtemps, on nous a dit qu’il n’était pas possible de rapatrier car il n’y avait pas de contrôle de la zone par la France. C’est évidemment totalement faux. Et c’est d’autant plus faux que c’est un fardeau pour les Kurdes qui demandent à ce que ce rapatriement soit fait. C’est donc un argument purement fallacieux. Enfin, c’est absurde de dire que cela poserait un problème à la Justice française. La Justice française est parfaitement opérationnelle ! »

Un représentant du Collectif des Familles unies, « Marc », dont quatre des petits-enfants se trouvent dans le camp de Roj, a livré un témoignage poignant sur les conditions de vie à Roj et son désarroi face à l’obstination du gouvernement français de laisser périr des enfants : « depuis août 2020, les familles qui étaient à Al-Hol ont été transférées à Roj. Pendant ce transfert, les enfants ont passé des mois en prison où ils étaient les uns sur les autres, certains enfants ont pu assister aux interrogatoires de leurs mères, à leurs mises à nue. Nous sommes en contact avec eux, nous savons exactement ce qu’il se passe dans ces camps. En même temps, nous connaissons aussi leurs sourires et c’est ce qui nous fait tenir. On a envie de crier car nos petits-enfants, on est en train de les laisser mourir. Les premiers enfants sont arrivés dans le camp de Roj début 2017. En 2018, ce sont les premiers enfants français qui sont nés dans le camp de Roj. Ces enfants ont passé cinq ans dans des camps. Ces années qu’on leur a volées, on ne pourra jamais leur rendre. Cela devient purement et simplement de l’infamie. Il y a deux mois, des soldats sont arrivés et ont arraché une dizaine d’enfants à leurs mères et à leurs fratries pour les emmener dans des prisons. Le dispositif de retour des enfants est prêt, il fonctionne. Alors je dis simplement à Emmanuel Macron : arrêtez de faire la guerre aux enfants, rapatriez-les ! »

Sophia Aram a, quant à elle, expliqué l’opération de parrainages à laquelle une cinquantaine de personnalités publiques participent : « on voulait leur dire qu’en France, il y avait des personnes qui s’inquiétaient pour eux, qui réclamaient leur retour. On veut leur dire qu’on les attend, on connait leur histoire, leur visage. On a honte de ce qui est fait, de ce qui n’est pas fait. C’est symbolique mais c’est mieux que rien. On s’inquiète pour eux.Il faut arrêter de dire qu’ils sont des enfants de Daech. On condamne à mort ces enfants, à l’oubli et au néant. Nous on refuse et on ne veut pas les laisser croire que tout le monde est d’accord avec cela. Ils font partie de la République, ce sont de futurs citoyens. »

Marie Desplechin a lancé, légèrement offusquée : « il y a des millions de gens qui sont émus par des vidéos de chatons, franchement ce n’est pas possible que dans ces gens, il n’y en ait pas qui soient troublés par des enfants qui sont en train de mourir dans un camp ! »

L’urgence du rapatriement

Il y a urgence à rapatrier ces enfants, l’actualité du Nord-Est syrien le démontre un peu plus chaque jour et Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Watch Rights, s’est indignée face à l’immobilité du gouvernement : « que faut-il de plus pour que la France réagisse enfin, pour que le gouvernement français sorte de cette impasse et ramène les femmes et les enfants ? Faut-il qu’il y ait d’autres assauts et d’autres décès d’enfants pour qu’elle se décide enfin à agir ? ».

Ne relève-t-il pas de la folie humaine de préférer fabriquer des enfants soldats que d’éduquer de petits écoliers ?

Écouter ces grands-parents qui se battent chaque jour avec tant de dignité pour retrouver, serrer dans leurs bras, éduquer, offrir une enfance à leurs petits-enfants ; c’est chérir d’autant plus les souvenirs des bras réconfortants de nos grands-parents.

Nous n’espérons plus qu’une chose : que ces futurs brillants écoliers, qui ont, comme tous les enfants, une force de résilience extraordinaire, puissent connaître ces mêmes émotions, ce même amour de leurs proches, et que leur enfance ne rime plus qu’avec rêves et espoirs car elle n’aurait jamais dû être autre chose que cela.

Pauline Gamba-Martini, membre de l’ADHS

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