“Nous demandons le droit de dormir !”

“Nous demandons le droit de dormir !”, “Laissez-les dormir !” 

Voilà les réclamations des exilés et bénévoles présents sur la place de la République hier soir, à Paris. 

Pour “Rendre visibles les invisibles”, Solidarité Migrants Wilson, Utopia 56 et Médecin Sans Frontières ont mené une opération coup-de-poing pour interpeller l’Etat sur la situation des laissés-pour-compte de la “mise à l’abri” du 17 novembre, en installant un campement sauvage au coeur de Paris. 

Le 17 novembre, la Préfecture de police et les Pompiers de Paris procèdent au démantèlement d’un campement formé par les exilés depuis cet été. Ce camp comptait environ 2000 personnes (hommes, femmes et enfants en bas âge) qui survivaient dans des conditions inimaginables. La veille de l’évacuation un nombre important de personnes supplémentaires attendent pour monter dans des bus qui les emmènera vers des lieux plus sûrs. Problème : les places ne sont pas suffisantes.  

Résultat : entre 500 et 800 personnes se retrouvent toujours à la rue, mais cette fois ils ont perdu leurs affaires qui ont été brûlées par les autorités, la police a confisqué leurs tentes et couvertures, et ils se font constamment menacer, déloger, et molester par les forces de police qui les empêchent de s’installer. Ils errent dans le froid dans les villes de la petite couronne Nord de Paris et survivent grâce au dévouement des bénévoles et citoyens qui agissent chaque jour en substitution à l’Etat. 

Comme vous le savez peut-être, depuis le jour de l’évacuation exilés et bénévoles (et même la presse) subissent des violences de la part des policiers qui n’hésitent pas à faire un usage excessif de la force à des fins de dissuasion. Si vous le savez c’est grâce aux images qui ont été diffusées pour témoigner de la brutalité à laquelle ils font face. Les autorités empêchent la captation de leurs actions illégales par divers moyens dont le plus polémique l’article 24 de la Loi Sécurité Globale adopté par l’Assemblée Nationale le 20 novembre. 

L’une de nos membres fait partie de ces bénévoles. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Utopia 56 nous a informés avoir essayé de négocier un accord avec la police pour que ces derniers les laissent dormir dans les rues du quartier Rosa Parks, en vain. Ils se feront déloger une énième fois par la police en ma présence une dizaine de minutes après les propos de la bénévole. 

Si vous souhaitez plus d’informations sur le sujet, vous pouvez consulter cet article : 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/24/un-nouveau-camp-de-migrants-au-c-ur-de-paris-aussitot-violemment-demantele_6060869_3224.html

Si vous souhaitez vous engager, vous pouvez vous rapprocher des associations : Solidarité Migrants Wilson, Utopia 56, France Terre d’Asile, Sous le même ciel, la Ligue des Droits de l’Homme, La Cimade, Le Comede, la Team du Cœur.

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